Certains jours sont à ôter du calendrier !
C'est surprenant, je reviens de ma premiere semaine de congès en trois ans et, étrangement, la seule lecçon que j'en retire est... de ne pas prendre de congés !
Bon, ok, il est évident qu'il FAUT prendre des congés, je milite meme ardemment afin d'en prendre un maximum, d'autant plus que les dernieres années n'ont pas été les plus remplies !Pour résumer, je rentrais d'un voyage d'agrément un dimanche apres midi et dans les jours qui suivaient j'apprenais pêle-mêle que : mon associé était malade est toute l'urgente charge administrative qui lui incombait n'avait pas été réalisée, que les contrats à finaliser ne l'avaient pas été, que ma mère s'écharpait quotidiennement avec son second mari pour le procès en séparation qu'il vient d'engager, que ma soeur mettait en vente sa boutique fraichement montée et rompait dans la foulée avec son ami.
J'en conviens, ce sont là des incidents du quotidien de tout un chacun... malheureusement, la semaine suivante (celle-ci) l'ironie de la situation se faisait drame.
A l'occasion d'un deplacement professionnel le même associé, resté au siège social, se voit annoncé son décès prochain... sa santé s'etait altéreé dans les cinq dernières années et le corps médical semble particulièrement pessimiste pour son proche avenir. Independamment de tout aspect personnel, il décide de fuir ces annonces détestables et les créanciers qu'une précédente association lui avait infligée. Il s'enfuit et disparait ce mardi 11 octobre 2006.
Un rapide coup de fil de sa part me confirme toutefois ses motivations et sa volonté d'échapper à cette vie... trop rapide appel qu'il interrompt apres quelques secondes.De retour catastrophe pour m'enquérir de sa santé et de celle de la société, je traverse la france en jonglant entre le téléphone, le pocketPC et euh... le volant (je ne fume pas, merci) ; en liaison directe avec les clients, la comptable et l'équipe, on me relate qu'il vient d'annoncer la fermeture de la société aux employés...
Inquiet tant pour l'ami que pour l'associé, il ne reste plus qu'a attendre des nouvelles...
Là, personnellement, je trouve que pour un retour de congés, c'est un VRAI retour à la réalité !
J'habille l'attente en provoquant une réunion dès le lendemain pour expliquer et rassurer les salariés, je contacte la terre entière pour avoir de ses nouvelles et envisage un plan d'urgence dans l'éventualité où il ne reviendrait vraiment pas.
Mise-à-jour mercredi 12 octobre 2006 :Je l'ai eu au téléphone hier soir, il ne reviendra pas.
Les organismes de crédit le harcelaient, les clients ne payaient pas et la santé se détèriorait, il a dans l'espoir de quitter ses soucis en se délocalisant... Je lui mentionne l'infortune de ce projet, je l'ai personnellement tenté et, dans le meilleur des cas, les problème parviennent à être oubliés... mais ils ne disparaissent pas. Pire, ils se terrent et rongent l'espoir pourtant naissant, prêts à jaillir au moindre évènement, à la moindre allusion.
Il ne reviendra pas.
Au delà de tout aspect professionnel, je le regrette... à construire des cloisons imaginaires, il est désormais seul sans jamais avoir été solitaire.A cultiver le secret pour trop vouloir protéger ses proches, il s'est dressé contre eux, méprisant les incompréhensions qu'il suscité.
Sur le plan strictement professionnel, c'est un visionnaire d'exception, un grand gestionnaire de projets et un commercial grands comptes hors normes. C'est simple, lui en commercial et moi en technique, 100% de nos entretiens et propositions commerciales se sont soldées par un contrat.
Qu'il ne souhaite plus travailler et compréhensible... la précipitation de son départ ajoute simplement quelques "détails" administratifs non négligeable, la signature ne m'ayant pas encore été donnée.
Qu'importe.
Lui parti, son charisme et sa persuasion absents, il me lègue l'ensemble.Le mentor honore son élève... la charge est lourde et l'embarcation rude à mener.
J'espere de tout coeur que ce sera pour lui un nouveau départ et non une fuite en avant, beaucoup trop de personnes tiennent à lui.
Quoiqu'en disent les autres, je suis et serais là, c'est lui qui m'a fait et ça, je ne saurais l'oublier.
Sommes toutes... il y a vraiment des semaines à rayer du calendrier.
MàJ du Lundi 16 oct. 2006
Aucune bonne nouvelle n'a pointé son nez :
- les comptes sont dans le rouge complet, les proposition commerciales n'ayant pas été contractualisés
- j'ai dû licencié un jeune ce matin meme
- la petite dose de stress induite m'amène directement à une opération chirurgicale le 1er novembre prochain.
Bon, ok, il est évident qu'il FAUT prendre des congés, je milite meme ardemment afin d'en prendre un maximum, d'autant plus que les dernieres années n'ont pas été les plus remplies !Pour résumer, je rentrais d'un voyage d'agrément un dimanche apres midi et dans les jours qui suivaient j'apprenais pêle-mêle que : mon associé était malade est toute l'urgente charge administrative qui lui incombait n'avait pas été réalisée, que les contrats à finaliser ne l'avaient pas été, que ma mère s'écharpait quotidiennement avec son second mari pour le procès en séparation qu'il vient d'engager, que ma soeur mettait en vente sa boutique fraichement montée et rompait dans la foulée avec son ami.
J'en conviens, ce sont là des incidents du quotidien de tout un chacun... malheureusement, la semaine suivante (celle-ci) l'ironie de la situation se faisait drame.
A l'occasion d'un deplacement professionnel le même associé, resté au siège social, se voit annoncé son décès prochain... sa santé s'etait altéreé dans les cinq dernières années et le corps médical semble particulièrement pessimiste pour son proche avenir. Independamment de tout aspect personnel, il décide de fuir ces annonces détestables et les créanciers qu'une précédente association lui avait infligée. Il s'enfuit et disparait ce mardi 11 octobre 2006.
Un rapide coup de fil de sa part me confirme toutefois ses motivations et sa volonté d'échapper à cette vie... trop rapide appel qu'il interrompt apres quelques secondes.De retour catastrophe pour m'enquérir de sa santé et de celle de la société, je traverse la france en jonglant entre le téléphone, le pocketPC et euh... le volant (je ne fume pas, merci) ; en liaison directe avec les clients, la comptable et l'équipe, on me relate qu'il vient d'annoncer la fermeture de la société aux employés...
Inquiet tant pour l'ami que pour l'associé, il ne reste plus qu'a attendre des nouvelles...
Là, personnellement, je trouve que pour un retour de congés, c'est un VRAI retour à la réalité !
J'habille l'attente en provoquant une réunion dès le lendemain pour expliquer et rassurer les salariés, je contacte la terre entière pour avoir de ses nouvelles et envisage un plan d'urgence dans l'éventualité où il ne reviendrait vraiment pas.
Mise-à-jour mercredi 12 octobre 2006 :Je l'ai eu au téléphone hier soir, il ne reviendra pas.
Les organismes de crédit le harcelaient, les clients ne payaient pas et la santé se détèriorait, il a dans l'espoir de quitter ses soucis en se délocalisant... Je lui mentionne l'infortune de ce projet, je l'ai personnellement tenté et, dans le meilleur des cas, les problème parviennent à être oubliés... mais ils ne disparaissent pas. Pire, ils se terrent et rongent l'espoir pourtant naissant, prêts à jaillir au moindre évènement, à la moindre allusion.
Il ne reviendra pas.
Au delà de tout aspect professionnel, je le regrette... à construire des cloisons imaginaires, il est désormais seul sans jamais avoir été solitaire.A cultiver le secret pour trop vouloir protéger ses proches, il s'est dressé contre eux, méprisant les incompréhensions qu'il suscité.
Sur le plan strictement professionnel, c'est un visionnaire d'exception, un grand gestionnaire de projets et un commercial grands comptes hors normes. C'est simple, lui en commercial et moi en technique, 100% de nos entretiens et propositions commerciales se sont soldées par un contrat.
Qu'il ne souhaite plus travailler et compréhensible... la précipitation de son départ ajoute simplement quelques "détails" administratifs non négligeable, la signature ne m'ayant pas encore été donnée.
Qu'importe.
Lui parti, son charisme et sa persuasion absents, il me lègue l'ensemble.Le mentor honore son élève... la charge est lourde et l'embarcation rude à mener.
J'espere de tout coeur que ce sera pour lui un nouveau départ et non une fuite en avant, beaucoup trop de personnes tiennent à lui.
Quoiqu'en disent les autres, je suis et serais là, c'est lui qui m'a fait et ça, je ne saurais l'oublier.
Sommes toutes... il y a vraiment des semaines à rayer du calendrier.
MàJ du Lundi 16 oct. 2006
Aucune bonne nouvelle n'a pointé son nez :
- les comptes sont dans le rouge complet, les proposition commerciales n'ayant pas été contractualisés
- j'ai dû licencié un jeune ce matin meme
- la petite dose de stress induite m'amène directement à une opération chirurgicale le 1er novembre prochain.

1 Comments:
Bien voyons donc! Ça ne va vraiment pas bien pour vous tous! Ouf! Bien je t'envoie plein d'énergie positive et pense à toi très fort!
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